• Gustave Courbet, Le Désespéré, par Nayla Ahamada Chaka

     

    Biographie :

     

    Courbet est un peintre réaliste du XIXe siècle. Le réalisme est un courant artistique qui avait pour ambition de peindre la réalité sans aucun artifice. Il suit de près le courant romantique qui s'intéressait plus aux sentiments et à la relation de l'homme avec la nature. Les jeunes romantiques éprouvaient aussi une certaine amertume face au monde qui les entourait. Ils avaient le sentiment d'appartenir à un siècle médiocre, où la grandeur n'existait plus. Cet autoportrait est donc plus romantique que réaliste car il met en scène le désespoir du sujet représenté.

     

    Analyse du tableau :

     

     

    Gustave Courbet,Le Désespéré, par Nayla Ahamada Chaka

     

    Le Désespéré est une huile sur toile de 45X54cm. C'est donc un format « paysage », ce qui est assez inhabituel pour un portrait (pour le portrait, on utilise plus souvent le format « portrait »). On est tellement près du personnage qu'il est impossible de voir ce qui se trouve derrière lui. Par esprit de contradiction, le peintre a réalisé une autre version de ce portrait dans un format portrait, et s'est amusé à représenter le paysage derrière lui. On a l'impression, dans ce tableau, qu'il occupe tout l'espace comme s'il était enfermé dans un cadre trop petit. Ce phénomène s'explique par un procédé de « surcadrage » qui fait que le visage se trouve pris au centre du tableau, dans une sorte de losange. La lumière vient de la gauche, en hauteur, et éclaire son front et ses bras. Le sujet passe ses mains dans ses cheveux et donne l'impression qu'il se les arrache. Il a les yeux grands ouverts, et ses sourcils sont remontés. On dirait qu'il est horrifié.

    Ce tableau me plaît parce que le personnage est beau et que ses yeux son envoûtants. Son visage exprime une angoisse qui lui donne un air différent. Il paraît triste, effrayé. Son angoisse le rend touchant.

    Partager via Gmail