• Jean-Michel BASQUIAT, par Hadriana Corre

     

     

    Jean-Michel Basquiat est né à New-York en 1960 et mort en 1988.

    Dès son plus jeune âge, Basquiat montre des aptitudes artistiques et voyant ce talent, sa mère, sensible à l’art , l’emmène au MOMA (Museum Of Modern Art) pour l’encourager à développer son talent.

    Durant son enfance , il fut renversé par une voiture et à l’hôpital, sa mère lui offre le livre : « Henri Gray’s  Anatomy of the Human Body » ou le « Gray’s Anatomy » qui lui servoira plus tard à réaliser une partie de ses œuvres .

    Marqué par la colère et la violence, il transmet ses sentiments dans ses œuvres et mélange BD, collages, signes de jazz ou du rap… pour s’exprimer et également lutter contre la discrimination raciale et la ségrégation .

    René RICARD, critique d’art, publie « The Radiant Child » (l’enfant radieux) en voyant les peintures de Basquiat. Cet article propulse la carrière de Basquiat et il expose ensuite au côté de Keith HARING, Enzo Cucchi…il fait parti du mouvement artistique : le Néo-expressionisme.

    Il travaillera plus tard avec Andy WARHOL avec qui il liera une très profonde amitié.

    En 1987, Andy Warhol meurt et Basquiat est touché : il ne peint plus et se drogue.

    Il «  réapparaît » un an plus tard et expose avec succès.

    Il mourra plus tard d’une overdose.

     

    Jean-Michel BASQUIAT

     

    Basquiat est obsédé par la mortalité, et grâce à son livre offert par sa mère, il peint « en transparence », c’est-à-dire qu’on voit l’intérieur du corps du personnage et ce dernier a le visage comme un masque africain, qui sont ses origines lointaines.  

     

    Jean-Michel BASQUIAT

     

    Il réalise également des autoportraits : 

     

    Jean-Michel BASQUIAT

                  

     

    Per Capita (1981)

     

     

    Jean-Michel BASQUIAT

     

     Analyse :

    Durant son enfance, Basquiat a lu beaucoup de BD, de comics. Il veut représenter ses héros préférés sur ses toiles : Superman et Flash.

    On voit en haut à droite, un éclair, signe de puissance (Flash) et on retrouve les couleurs de Superman : bleu, jaune et noir.

    Le boxer noir ressemble à la statue de la liberté, avec son bras tendu tenant une flamme.Au-dessus de lui : une sorte de couronne ou auréole,Basquiat veut montrer que les noirs peuvent aussi être des héros, il n’y a pas que les blancs.

    En haut au centre, on voit marqué : « E PLURIBUS… », c’est une citation de Benjamin Franklin, mais elle est incomplète :  « E PLURIBUS UNUM » qui signifie « un seul à partir de plusieurs »,  tout cela évoque les idéaux d’égalité et de liberté malmenés aux Etats-Unis.

    A gauche du tableau , il y a une liste d’Etats avec une somme d’argent : « Alabama :$7,484 ; Arizona :$8,646… » ceci indique ce que les noirs gagnaient mensuellement, mais il veut aussi montrer une réalité économique.

    « Per Capita » à droite signifie « par tête , par habitant ».

     

    Irony of negro policeman (1981)

     

     

    Jean-Michel BASQUIAT

     

    Ce tableau représente un policier noir.

    Basquiat a peint avec des couleurs vives et comme d’habitude, a comme base : les graffitis.

    Ce policier porte un chapeau qui ressemble a une cage autour de sa tête, on voit également au niveau de son visage un contour blanc : le policier porte un masque.

    Ce policier devrait sympathiser et protéger ses amis noirs, sa famille,mais il fait respecter les règles des blancs qui défavorisent les noirs.( paradoxe).

     

    Le chapeau montre comment limiter les perceptions indépendantes des noirs, le policier pense comme les blancs, il se déguise en blanc avec son masque, comme s’il faisait partie de la société blanche.

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