• Monsieur Chat de Thomas Vuille, par Quentin Béhari.

     

    Monsieur Chat, par Quentin Béhari.

     

    Présentation:

     

    M. CHAT est une création graphique de l'artiste franco-suisse Thoma Vuille, apparue pour la première fois en 1997. Il s'agit d'un chat de couleur jaune orangé, réalisé à l'acrylique. Ce personnage énigmatique arbore toujours un énorme sourire. À partir de 2003, des ailes blanches lui poussent sur le dos.

    Thoma Vuille a réalisé toute une série de créations mettant en scène ce personnage inventé, sur des murs placés à des endroits difficiles d'accès. L'idée lui vient en 1997 au cours d'un atelier dans une école Orléanaise durant lequel une petite fille réalise un dessin de chat qui inspire l'artiste. Celui-ci entreprend alors de peindre son chat sur les murs de la ville d'Orléans, de préférence au niveau des toits, avec pour seul objectif de « mettre de l’humain et de l’amour dans la ville ».

    Le 18 mars 2007, Thoma Vuille est priori en flagrant délit par la police municipale alors qu'il décore un mur d'Orléans. Il est ainsi contraint de révéler l'identité du créateur de M. CHAT, mais la justice ne prononce à son encontre qu'une peine symbolique de 300 euros d'amende avec sursis. Il abandonne alors son statut de graffeur underground pour travailler en partenariat avec des institutions, comme la ville d'Orléans ou le Conseil régional de Poitou-Charentes. .

    Le travail de Thoma Vuille consiste en une déclinaison constante de la figure de M. CHAT, dont le trait s'est assuré au fil des ans. Le dessin est simple, la ligne claire : le chat jaune et souriant fait au premier abord l'effet d'un logo. Toutefois, il ne saurait être ainsi réduit : « Le chat ne se décline pas en logotype, mais furtivement nous captive ». Issu du street art, il déploie sa « silhouette cartoonesque » dans de multiples positions, de face ou de profil, avec ou sans ailes, seul ou accompagné. M. CHAT possède une forte identité, mais qui « supporte les variations ». Sa simplicité même lui permet d'atteindre une dimension symbolique.

     

    Analyse d'une création:

     

    Monsieur Chat, par Quentin Béhari.

     

    En choisissant de représenter Monsieur Chat sur le mur d'une station de métro en rénovation, Thoma Vuille ne s'attendait pas à subir la colère de la RATP. L'entreprise a cependant très mal réagi au travail de l'artiste et a déposé plainte contre lui pour « dégradation ». Ce procès ubuesque a cependant débouché sur une annulation pure et simple de la procédure pour vice de forme ; autrement dit, la cause du street-art reste encore à plaider.

     

    Cette réalisation à l'acrylique met particulièrement en lumière les intentions de l'artiste. Le sourire communicatif du chat est là pour mettre un peu de joie dans un endroit délabré. Monsieur Chat semble sortir d'une bouche d'égout. L'adjonction de traits au niveau des mains et des oreilles est là pour donner l'illusion d'un mouvement : Monsieur chat semble agiter les bras pour attirer l'attention du passant. La devise républicaine notée sur la gauche - et qui a peut-être été ajoutée par quelqu'un d'autre que Thoma Vuille - possède une graphie particulière, les points sont remplacés par de petits cœurs qui rappellent le nez du personnage et qui constituent pour le passant une véritable cure de jouvence puisque ces fantaisies juvéniles renvoient inévitablement à l'enfance.

     

    En associant son dessin à cette devise, Thoma Vuille fait de son personnage un symbole républicain. Il en fait donc un idéal de société comme si le sourire de Monsieur Chat constituait à lui seul un modèle de société.

     

    http://next.liberation.fr/arts/2014/10/29/ratp-pas-de-quoi-fouetter-un-m-chat_1131850

     https://fr-fr.facebook.com/pages/MCHAT-OFFICIEL/129835657034349

    monsieurchat.free.fr/

     

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