•  

    Sweet black angel, The Rolling Stones.

     

     

    Sweet black angel, The Rolling Stones, par Maëva Martin

     

    Date de parution, exécution, composition : 1972

    Album : Exile on Main Street

    Auteurs, compositeurs, interprètes :

    Mick Jagger et Keith Richards -Rolling stones.

    Mick Jagger - chants, harmonica, clavier, percussions, guitare

    Keith Richards - guitare, chants, basse, clavier

    Mick Taylor - guitare, basse, synthétiseurs, percussions, chœurs

    Charlie Watts - batterie, percussions

    Bill Wyman - basse, synthétiseurs

     

     

    La chanson :

     

    En 1972, le groupe « Rolling Stones » sort son premier double album. La chanson « Sweet black angel » est à hommage à Angela Davis, et le blues y est omniprésent.

     

    Analyse :

    Genre : Chanson populaire

    Langue utilisée : Anglais, langage populaire.

    Intention de l’auteur/compositeur : exprimer des sentiments de révolte, la lutte noire contre la ségrégation raciale.

    Un texte objectif : autour de la ségrégation raciale.

    Caractéristiques techniques : voix d’hommes - choeur.

    Caractérisations de la voix : puissantes, vibrantes, claironnantes, revendicatrices.

    Tempo : moderato

    Nuance : Mezzo-forte

    Sens général de la musique : Hommage et soutient à Angela Davis, l’image d’un ange noir luttant pour la paix.

    Généralités : La musique et le texte sont aussi important l’un que l’autre.

    La coda (conclusion) est instrumentale, l’harmonica omniprésent fait ressentir le coté country (musiques partagées par les noirs et les blancs, musiques partageant les valeurs sociales, familiales et religieuses des noirs et des blancs).

    Refrain : Le refrain exprime l'idée principale sous forme d’une question. But she keep on pushin', would you take her place ? Mais elle poursuit sa lutte, prendriez-vous sa place ?

    Mélodie et couplets: La mélodie est plutôt facile à retenir en forme de question-réponse (soliste puis le contrechant sur la 2ème phrase), rythmée et chantante avec un rythme binaire, peu de notes et une pulsation bien marquée, des rythmes simples et réguliers. Sa reprise de couplet en couplet est : identique, l'accompagnement plutôt martelé est sonore, rythmique, régulier. L'harmonica est de plus en plus présent et conclut cette chanson

     

    Annexe :

    Paroles et traduction :

    Got a sweet black angel, got a pin-up girl,

    J'ai (la photo d') un doux ange noir, j'ai (la photo d') une pin-up

    Got a sweet black angel up upon my wall

    J'ai un doux ange noir affiché sur mon mur

    Well she ain't no singer and she ain't no star

    Et ce n'est ni une chanteuse, ni une star

    But she sure talk good and she move so fast

    Mais par contre elle parle bien et elle bouge rapidement

    But de gal in danger, yeah de gal in chains

    Mais c'est une fille en danger, c'est une fille enchaînée,

    But she keep on pushin', would you take her place ?

    Mais elle poursuit sa lutte, prendriez-vous sa place ?

    She countin' up de minutes, she countin' up de days

    Elle compte les minutes, elle compte les jours

    She's a sweet black angel, whoa, not a sweet black slave

    C'est un doux ange noir, ooh, pas une douce esclave noire

    Ten little niggers sitting on de wall

    Dix petits nègres assis sur le mur

    Her brothers been a falling, fallin' one by one

    Ses frères sont tombés, tombés l'un après l'autre

    For a judge's murder in a judge's court

    Pour le meurtre d'un juge dans une cour de justice

    Now de judge he gonna judge her for all dat he's a worth

    Maintenant le juge va la juger, en mettant tout son poids dans la balance

    Well de gal in danger, oh de gal in chains

    Mais c'est une fille en danger, c'est une fille enchaînée,

    But she keep on pushin', would you do the same ?

    Mais elle continue de lutter, feriez-vous la même chose ?

    She counting up de minutes, she counting up de days

    Elle compte les minutes, elle compte les jours

    She's a sweet black angel, not a gun totin' teacher

    C'est un doux ange noir, pas une prof qui porte un flingue,

    Not a Red loving school mom

    Pas une mère d'élève sympathisante communiste

    Ain't someone gonna free her ?

    Quelqu'un la délivrera-t-elle ?

    Free the sweet black slave

    Libérez la douce esclave noire

    Free the sweet black slave

    Libérez la douce esclave noire

    Free the sweet black slave

    Libérez la douce esclave noire

    Free the sweet black slave

    Libérez la douce esclave noire

     

    Angela Davis :

    Angela Davis est une militante des droits de l’Homme, professeur de philosophie et communiste américaine. Elle a été poursuivie en justice à la suite de la tentative d’évasion de trois prisonniers qui se solde par la mort d’un juge californien en août 1970. Elle a été emprisonnée pendant 22 mois, d’abord à New York, puis en Californie. Elle fut ensuite libérée et elle poursuivit une carrière universitaire. Plus tard, elle deviendra directrice du département d’étude féministes de l’université de Californie. Angela Davis est une icône de la lutte noire contre l’oppression des blancs, contre l’exploitation des travailleurs, des blancs et des noirs, des femmes et de tous les hommes.

     

    Partager via Gmail

  •  

    Biographie:

     

    Bansky est le pseudonyme d'un artiste connu pour son art urbain et pour ses peintures. Il est né en 1974 et il est originaire de Bristol, une ville réputée pour son effervescence musicale, dans le sud-ouest de l'Angleterre. C'est sur les murs de sa ville natale qu'il réalisa ses premières œuvres. Parmi ceux qui l'ont fortement influencé figure un français, Blek le rat, rompu à la technique du pochoir, et qui s'est fait connaître à Paris au début des années quatre-vingt.

    Dès le début de sa carrière, Bansky utilise lui aussi une combinaison originale de pochoirs et d'écrits, reconnaissant lui-même qu'il n'est pas forcément très à l'aise avec une bombe aérosol. Quand il était jeune, il appartenait à un groupe de graffeurs, le Bristol's Drybreadz Crew, et se faisait souvent prendre car il opérait très lentement.

    C'est pour cette raison qu'il s'est mis à privilégier la technique du pochoir et celle de l'installation, concept assez vague, qui consiste notamment à créer une œuvre en y incluant des éléments déjà présents dans l'environnement, comme sur cette œuvre réalisée à New-York :

     

     

    Son art est résolument engagé. Bansky fait passer des messages humoristiques à caractère politique et antiraciste.

    Une de ces œuvres a récemment fait la une de nombreux médias, après avoir été effacée par les autorités de la ville, en dépit de sa valeur estimée (environ 500 000 euros). Bansky avait choisi la ville de Clacton-on-Sea, située sur la côte est de l'Angleterre, parce que le maire de la ville avait récemment changé d'étiquette politique en rejoignant l'UKIP, un parti d'extrême droite. Dans cette œuvre que nous allons étudier, il a voulu attaquer l'hostilité des habitants de Clacton-on-Sea envers les immigrés.

     

     

    Les pigeons, Clacton-on-Sea :

     

    Bansky, les pigeons, par Frido Duchemann

     

    Cette œuvre a été réalisée à l'aide de pochoirs. Elle représente un groupe de pigeons qui manifestent avec des banderoles anti-immigration. Ils font face à une hirondelle esseulée. Les messages déployés reprennent les propos des partis xénophobes : « les immigrés ne sont pas les bienvenus », « retournez en Afrique », « Laissez-nous nos vers de terre ».

    Avec beaucoup de cynisme, un habitant de la ville a demandé la destruction de cette œuvre en pointant son caractère « raciste ». Soit cette personne est incapable de comprendre le second degré, soit elle est hostile à l'art et à la liberté d'expression.

    Car le caractère antiraciste de l’œuvre est assez évident. Tout est mis en œuvre dans la composition du dessin pour susciter l'empathie de l'observateur envers l'oiseau migrateur : l'hirondelle, déjà, est autrement plus jolie que les pigeons. De plus, elle est seule face au groupe, prisonnière d'un rapport de force qui lui est défavorable. Elle est également beaucoup plus petite que les pigeons. Enfin, elle oppose son silence au discours hostile de ses adversaires.

    Si Bansky a choisi de représenter l'immigré sous les traits d'une hirondelle, c'est évidemment parce que l'hirondelle est un oiseau migrateur. Mais elle symbolise également l'arrivée du printemps, la saison des fleurs et des amours. Et s'il a choisi de représenter les racistes sous les traits de pigeons, c'est parce que les pigeons sont plus sédentaires que voyageurs. Ils ont également une très mauvaise réputation dans la plupart des grandes villes: envahissant, sale, glouton et batailleur. Le pigeon est aux oiseaux ce que le rat est aux petits rongeurs: une véritable plaie. 

    Quand on sait que la ville de Clacton-on-Sea est aux mains de l'extrême droite, on ne s'étonne pas vraiment que les œuvres d'art soient détruites, surtout si elles véhiculent un message antiraciste. Pour sauver la face, le maire de la ville a prétendu qu'il ignorait qu'il s'agissait d'une œuvre de Bansky, et qu'il serait très flatté d'accueillir l'artiste pour une œuvre plus consensuelle, autrement dit moins politique. Il est assez peu vraisemblable que l'artiste se sente flatté d'une telle invitation.

     

    D'autres oeuvres: 

     

    Bansky est maintenant un artiste au rayonnement international. Parmi ses œuvres qui ont connu le plus grand retentissement, on pense souvent à celles qu'il a réalisées sur le mur de la honte en Palestine, créant des oasis au milieu du béton pour apporter un peu de rêve aux habitants de la région.

     

    Bansky, les pigeons, par Frido Duchemann

     

    Bansky, les pigeons, par Frido Duchemann

    Bansky a également réalisé plusieurs films, dont notamment «  Exit Through the Gift Shop », sorti en 2010.

     

     

     

    Partager via Gmail

  •  

    Biographie :

     

     

     

    Lise Labbé

     

    Née dans les années 30 à Montréal dans une famille ouvrière, Lise Labbé puise son inspiration dans son enfance à Montréal. Elle crée un monde nouveau dans les ruelles de la ville, un microcosme de tout ce qui s’y passe, remplit de marchands et d’enfants grouillant de toutes parts. Elle redonne vie aux ruelles, où les enfants aimaient jouer pendant la journée. Une époque aujourd’hui presque révolue. Bien qu’elle aime beaucoup dessiner, elle arrête pour se marier. Mais quand son unique enfant part à l’école maternelle, elle profite des son temps libre pour se remettre à peindre et pour présenter son travail à des galeries. Elle crée des tableaux nostalgiques, où elle met en scène la vie d’enfants citadins ou campagnards, rappelant aux anciennes générations leur enfance, tout en donnant à la jeunesse d’aujourd’hui un véritable aperçu du passé.

     

     

    Le tableau :

     

     

     

    Lise Labbé

     

    Ce tableau représente des enfants en train de jouer en hiver sur un lac gelé. La couleur dominante est un bleu ciel, très doux, qui se reflète au sol, dans la glace, et sur les murs des maisons. Le blanc est aussi très présent grâce à la neige qui se trouve par terre et sur les toits. L'impression générale est celle d'une grande clarté, mêmes les ombres sont bleues, comme si Lise Labbé peignait un monde sans obscurité. Les enfants jouent au hockey sur glace; deux portent les couleurs du canada, et deux autres les couleurs des USA. Ils sont debout tous les quatre et jouent sans la moindre violence. Les espaces sont très réduits; les enfants jouent sur un tout petit périmètre: ils sont proches les uns des autres, ce qui montre leur complicité.

     

    Lise Labbé est une représentante de l'art naïf car elle peint sans se plier aux règles de la perspective: les lignes sont erronées, les couleurs aussi intenses au premier plan qu'à l'arrière-plan, et les détails sont aussi précis, notamment les briques, sur les maisons qui sont proches que sur les maisons qui sont éloignées. Le tableau fait presque songer à un dessin d'enfant car les couleurs et les formes ne sont pas réelles: elles sont idéalisées.

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail

  •  

    Biographie :

     

     

    "Because I'm Black", de Ken Boothe.

     

    Ken Boothe est un chanteur jamaïcain né à Kingston en 1948. Il manifeste un grand intérêt pour la musique dès l'école primaire. Sa sœur aînée, qui est chante et jouit d'une certaine notoriété, l'encourage dans cette voie. À cette époque, il admire Owen Gray, un musicien encore très connu parmi les amateurs de rocksteady et du Ska originel. Il commence sa carrière musicale en formant un duo avec Stranger Cole, un artiste qui habite dans son quartier et qui avait alors un certain succès. Ensemble, ils sortiront un premier titre chez un producteur indépendant avant d'obtenir une audition chez un producteur renommé, Duke Reid, plus connu sous le nom de Trojan, qui leur permettra de sortir leurs premiers singles. Ils sortiront, entre 1963 et 1965, plusieurs morceaux extrêmement populaires.

    En 1966, il se lance dans une carrière solo. Il sort notamment un morceau, « The train is coming », qui rencontre un immense succès. Plusieurs albums suivront sous différents labels.

    Sa popularité dépasse largement les frontières, et son titre, « Everything I Own », qui sort en 1974, se place en tête des charts au Royaume-Uni.

     

     

    D'autres titres obtiendront plus tard un succès comparable : « Crying over you » ou encore « When I Fall in Love ».

    Aujourd'hui, Ken Boothe continue de tourner dans le monde entier. Il reprend le plus souvent ses vieux tubes pour le plus grand bonheur des amateurs de reggae.

     

     

    Son style, le reggae :

     

    Le reggae naît en Jamaïque dans les années soixante et tire ses racines du ska et du rocksteady. Il se caractérise avant tout par le « skank » qui désigne le jeu à contretemps de la guitare rythmique (ou de l'orgue), que les cuivres viennent parfois souligner. Résolument festive à ses origines, elle est également une musique engagée que ses principaux ambassadeurs ont employée pour dénoncer la misère, la violence policière en Jamaïque ou la cruauté de l'esclavage. Souvent associée au culte Rastafari, elle véhicule un message profondément pacifiste.

    Ses principaux ambassadeurs sont Peter Tosh, Bob Marley ou Jimmy Cliff.

     

    Ken Boothe est autant connu pour ses titres mémorables que pour ses reprises d'artistes soul nord-américains. Il reprend les thèmes et les paroles, mais insuffle au morceau final une forte coloration reggae. Le morceau que nous allons étudier est justement la reprise d'un standard de la musique soul.

     

     

    « Because I'm Black » :

     

     

    Le morceau est une création de Syl Johnson, un artiste soul des années soixante-dix, dont de nombreux morceaux ont été plus tard repris par les rappeurs du Wu-tang.

    Dans « Because I'm black », l'artiste dénonce le poids des discriminations. Le personnage auquel il prête sa voix n'a que des rêves brisés. Il repense à son enfance misérable et se sent méprisé en raison de sa couleur de peau. Mais il refuse de se laisser piétiner et préfère encore sombrer dans le mal plutôt que d'accepter qu'on lui marche dessus.

    Cette chanson s'inscrit donc dans la lutte des noirs en faveur des droits civiques. De nombreux artistes de cette époque ont mis leur musique au service de la cause noire.

     

    The dark brown shades of my skin only add color to my tears.
    That splash against my hollow bones, that rocks my soul.
    Looking back over my false dreams that I once knew.
    Wondering why my dreams never came true.

    Chorus:
    Is it because I'm black?
    Somebody tell me what can I do.
    Something is holding me back, is it because I'm black?
    (repeat)

    In this world of no pity I was raised in the ghetto of the city
    Momma she worked so hard to earn every penny..Oh lord

    Something is holding me back
    Cause..Is it because I'm black
    (repeat)
    2nd verse:

    Like a child stealing his first piece of candy.
    That cost..Even in my corner somewhere I got lost

    Something is holding me back..I wonder..Is it because I'm black?
    Somebody tell me what I can do.

    Bridge:
    Will I survive or will I die.
    Keep on holding me back
    Keep on holding on
    Keep on picking on me
    Keep on holding me back
    Keep on holding on, keep on holding me back
    Keep on holding be back, I wonder why you do me like that
    But you keep on putting your foot on me
    But I've got a break a way, some how, some day,
    Cause I wanna be somebody so bad,
    So so bad, I wanna be somebody.
    I wanna be somebody so bad.
    But something is holding me back
    Is it because I'm black?
    Is because I'm black...is because I'm black
    Something is holding me back,
    I want diamond rings and things



    Read more: Syleena Johnson - Is It Because I'm Black Lyrics | MetroLyrics 
     

    Les ombres brunes de ma peau ne font qu'ajouter de la couleur à mes larmes,

    Qui tombent contre mes os, qui heurtent mon âme.

    Jetant un œil sur ces rêves mensongers que je faisais autrefois.

    Me demandant pourquoi mes rêves ne se sont jamais réalisés.

     

    Est-ce parce que je suis noir ?

    Quelqu'un me dit ce que je peux faire.

    Quelque chose me tire en arrière, est-ce parce que je suis noir ?

     

    Dans ce monde sans pitié, j'ai grandi dans un ghetto de la ville,

    Maman travaillait dur pour gagner chaque penny. Oh Seigneur !

     

    Quelque chose me persécute, est-ce parce que je suis noir ?

     

    Comme un enfant volant sa première friandise.

    ça a coûté. Même au coin de ma rue, quelque part je suis perdu

     

    Quelque chose me tire en arrière, est-ce parce que je suis noir ?

    Quelqu'un me dit ce que je peux faire.

     

    Vais-je survivre ou vais-je mourir?

    Continue de me tirer en arrière

    Continue de t'accrocher

    Continue de t'en prendre à moi

    Continue de tenir bon. Continue de me tirer en arrière

    Continue de me tirer en arrière. Je me demande pourquoi tu me traites comme ça.

    Mais j'ai une voie pour m'en sortir, d'une certaine façon, un jour prochain,

    Parce que je veux devenir quelqu'un de mauvais,

    de très très mauvais. Je veux être quelqu'un.

    Je veux être quelqu'un de mauvais.

    Mais quelque chose me retient.

    Est-ce parce que je suis noir?

    Quelque chose me tire en arrière.

    Je veux des anneaux de diamants et des biens. 

     

     

    Le morceau original, de Syl Johnson:

     

     

    Partager via Gmail

  •  

    Biographie :

     

    Courbet est un peintre réaliste du XIXe siècle. Le réalisme est un courant artistique qui avait pour ambition de peindre la réalité sans aucun artifice. Il suit de près le courant romantique qui s'intéressait plus aux sentiments et à la relation de l'homme avec la nature. Les jeunes romantiques éprouvaient aussi une certaine amertume face au monde qui les entourait. Ils avaient le sentiment d'appartenir à un siècle médiocre, où la grandeur n'existait plus. Cet autoportrait est donc plus romantique que réaliste car il met en scène le désespoir du sujet représenté.

     

    Analyse du tableau :

     

     

    Gustave Courbet,Le Désespéré, par Nayla Ahamada Chaka

     

    Le Désespéré est une huile sur toile de 45X54cm. C'est donc un format « paysage », ce qui est assez inhabituel pour un portrait (pour le portrait, on utilise plus souvent le format « portrait »). On est tellement près du personnage qu'il est impossible de voir ce qui se trouve derrière lui. Par esprit de contradiction, le peintre a réalisé une autre version de ce portrait dans un format portrait, et s'est amusé à représenter le paysage derrière lui. On a l'impression, dans ce tableau, qu'il occupe tout l'espace comme s'il était enfermé dans un cadre trop petit. Ce phénomène s'explique par un procédé de « surcadrage » qui fait que le visage se trouve pris au centre du tableau, dans une sorte de losange. La lumière vient de la gauche, en hauteur, et éclaire son front et ses bras. Le sujet passe ses mains dans ses cheveux et donne l'impression qu'il se les arrache. Il a les yeux grands ouverts, et ses sourcils sont remontés. On dirait qu'il est horrifié.

    Ce tableau me plaît parce que le personnage est beau et que ses yeux son envoûtants. Son visage exprime une angoisse qui lui donne un air différent. Il paraît triste, effrayé. Son angoisse le rend touchant.

    Partager via Gmail